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Ottawa Librairie du Soleil Clément Morin
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On vous l'avait bien dit! · 15.12.04PUBLICITÉ ET HUMANITÉ
« Il faut être aveugle pour ne pas constater que l’ignorance, l’impuissance, le mensonge et la peur représentent les principes sur lesquels repose l’asservissante publicité que l’on gobe chaque jour. […] Le combat pour un quotidien délirant est une nécessité pour qui veut éviter l’écrasement de l’imaginaire. Le divertissement nous prend par la main et ne nous laisse plus partir. Les formes d’abrutissement propres au dépressionnisme ont toujours-déjà été celles utilisées par les dispositifs idéologiques du pouvoir.» « Les poings sur les hics», La Conspiration dépressionniste #1 « Patrick Le Lay, PDG de TF1, interrogé parmi d’autres patrons dans un ouvrage intitulé “Les dirigeants face au changement” (Editions du Huitième jour), livre sa conception de la télévision et estime que le métier de TF1 est « d’aider Coca Cola à vendre son produit. Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible: c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. […] Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. La télévision, c’est une activité sans mémoire. » - ” Le Lay: le métier de TF1 “c’est d’aider Coca-Cola à vendre son produit», dépêche de l’AFP, vendredi 9 juillet 2004 CHOIX DE SOCIÉTÉ
“Le seul baume, la seule délivrance qui soit loisible aux hommes est la communion terrestre des âmes dans la beauté. Or que faisons-nous? Loft Story. Occupation double. Des concours de conformisme. La faillite de l’humanité, 24 heures sur 24 à TQS, comme si Dieu existait pour tout racheter à la fin des temps.» YL, «L’injure faite aux désespérés» «Près de 400 candidats ont tenté leur chance aux auditions d’Occupation double qui se sont tenues à Montréal ces deux «Environ 400 candidats aux auditions montréalaises d’Occupation Double», Le Journal de Québec, 6 juillet 2004, p. 52.
POPULATION EN OTAGE!
«Le spectacle n’est pas ce pouvoir invisible qui gouverne nos vies; simplement, il se cache sous la terre d’un terrain vague de banlieue. Les employés de Vidéotron ont parfaitement montré la voie : pour créer la panique en coupant les réflexes conditionnés, il n’y a rien comme une hache malencontreusement tombée sur un gros câble de fibre optique!» - «Quelques propositions pour exciter la belle jeunesse», La Conspiration Dépressionniste #2, hiver 2004. «Un ex-employé de Vidéotron qui s’est livré à des actes de vandalisme durant le conflit qui a touché l’entreprise, au printemps et à l’été 2002, Raymond Julien, 48 ans, de l’Ancienne-Lorette, a été condamné, hier, à une peine de neuf mois de prison à être purgée dans la collectivité. Il devra, en outre, effectuer 100 heures de travaux communautaires. Le 23 août 2002, Julien a sectionné un câble de la compagnie, à Lévis, privant ainsi plusieurs abonnés de service. Le procureur de la poursuite a plaidé devant le juge que les conflits étaient de plus en plus musclés et que cette peine signifiait clairement que ce genre de crime n’est pas toléré dans le cadre d’un conflit syndical.» - «La prison pour un câble de Vidéotron», ![]() LEÇON D’HISTOIRE« Cette révolution tranquille, L’AGENDA MILITANTVous êtes tannés de la musique de matante à Rock Détente? Et bien, organisons une manif monstre devant leur studio pour demander qu’ils jouent plus de rock! C’est le rock! Vous qui êtes trop cheap pour vous payer le câble, un vidéo et l’internet haute vitesse, vous voulez de la VRAIE porno à TQS? Demandez et vous recevrez : une manif monstre pour réclamer des gros plans, des double pénétrations, des spreads, des queues et, pourquoi pas, des squirts!!! Vous êtes déprimés à chaque fois que vous passez devant le complexe G, les H et les autres édifices grisonnants de la vieille capitale? Le gouvernement n’aura pas le choix de négocier la coloration de leurs bâtiments en orange fluo si nous sommes au moins 10 à la réclamer à grands cris, pancarte à l’appui! Vous êtes étudiants et vos problèmes financiers ne seraient pas si graves si vous ne deviez dépenser autant en alcool pour vous changer les idées? Faisons en sorte que la distribution gratuite de produits alcoolisés aux étudiants soit une priorité pour le gouvernement. Exigeons le gel des scolarisés! LEÇON ACADÉMIQUE
FONCTION PUBLIQUE« Les employés de la fonction publique, c’est bien connu, semblent ne rien foutre à travers le monde et à travers les siècles. Machinalement, matinalement et jour après jour, le fonctionnaire se rend dans son hideux décor typiquement dépressionniste pour participer à sa gloire, pour rehausser son pouvoir. Si telle chose arrive, ce n’est point en raison de son intensité; celui-ci peut mourir sans amener dans son sillage toute la culture de la fonction publique. »
Un agent du fisc finlandais, décédé à son bureau, est resté inaperçu de ses collègues durant deux jours. Le sexagénaire, mort le mardi en examinant des retours d’impôts, fut retrouvé le jeudi. Le chef du personnel, évoquant une curieuse conjoncture de coïncidences, attribue le fait au caractère taciturne du fonctionnaire et aux réunions de ses collègues. Une centaine de personnes travaillaient au même étage. «Finns miss death in tax office », BBC news, 19 janvier 2004 LE SAVOIR UNIVERSITAIRE«Nous touchons ici au domaine de l’irrationnel, dont Schumpeter (1942) avait bien perçu la nature lorsqu’il expliquait, sans s’en réjouir, que le capitalisme serait vaincu et remplacé par le socialisme, non pas à cause de ses échecs mais, au contraire, en raison de ses succès. Les principaux ennemis du capitalisme, pensait-il, ne se recrutent pas au sein de la classe ouvrière mais chez les «intellectuels», classe d’éternels frustrés, car, dotés du savoir, ils ne détiennent pas le pouvoir. Esprits essentiellement critiques, prescripteurs de morale, donneurs de leçons, ils parviennent à donner mauvaise conscience à la bourgeoisie, d’autant plus que la démocratie, respectueuse de la liberté d’expression, leur donne toute latitude pour exposer leurs thèses et pour persuader les nantis de l’iniquité à laquelle ils doivent leur situation» privilégiée.» Claude Jessua, «Le capitalisme», PUF, «Que sais-je?» #315, 2004.
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